Clinique vétérinaire des Goëlettes - vétérinaire Saint Gilles-Croix de Vie 85800
Clinique vétérinaire
des Goëlettes

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Fiche info santé

L’hyperthyroïdie chez le chat

Définition

 

La glande thyroïde se situe à la base du cou, dans la partie la plus haute de la trachée. Elle présente un aspect bilobé, et est responsable de la sécrétion des hormones thyroïdiennes, indispensables à la régulation du métabolisme basal.

 

L’hyperthyroïdie, liée à une hypersécrétion des hormones thyroïdiennes, entraîne un dérèglement du métabolisme. C’est une maladie assez fréquente chez le chat âgé (en moyenne à partir de 10 ans), qui peut être fatale si elle n’est pas diagnostiquée et prise en charge à temps.

 

 

Signes d’alerte

 

En cas d’hyperthyroïdie, on peut observer tout un ensemble de signes qui doivent alerter mais qui ne sont pas systématiquement tous présents.

 

On peut citer :

 

- Perte de poids d’apparition progressive avec appétit conservé, voire très augmenté (polyphagie, boulimie) dans un premier temps ; en phase plus avancée, l’animal peut devenir anorexique

Polyuro-polydipsie (augmentation de la prise de boisson, et de la quantité d’urine émise)

Intolérance à la chaleur : recherche de la fraîcheur (la régulation thermique est perturbée)

- Nervosité, agitation, troubles du comportement (irritabilité, agressivité, hyperactivité)

- Parfois diarrhée, ou vomissements.

Tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque, souvent associée à une cardiomyopathie hypertrophique)

- Présence d'un nodule sur la thyroïde à la palpation

- Apparence parfois hirsute

 

 

Diagnostic

 

Le diagnostic se base sur les symptômes d’alerte cités ci-dessus, l’examen clinique (qui permet souvent de palper un nodule sur la thyroïde, ou de déceler de l’hypertension), et surtout sur des examens sanguins :dosage de l’hormone thyroïdienne T4, augmenté par rapport aux normes.

 

On peut parfois avoir recours à une scintigraphie qui met en évidence des nodules thyroïdiens, ou du tissu sécréteur extra-thyroïdien.

 

 

Traitement

 

Plusieurs traitements sont possibles, dépendant de l’origine de l’hyperthyroïdie, de l’état général de l’animal, etc. dont le vétérinaire discutera avec vous.

 

Traitement médical : Il est à base d’antithyroïdiens, que l’animal doit prendre quotidiennement à vie. Deux molécules sont actuellement utilisées. Le traitement médical est souvent choisi en première intention, et on contrôle le taux sanguin de T4, ainsi que les paramètres rénaux, et hématologiques, au bout de 3 semaines environ. S’il s’avère que les effets du traitement sont néfastes, on peut le suspendre momentanément, et éventuellement diminuer la dose ensuite.

 

Traitement chirurgical : il est conseillé si l’hyperthyroïdie est due à une tumeur localisée (souvent mise en évidence par scintigraphie). Toutefois, le retrait total de la thyroïde nécessite la mise en place d’un traitement à vie également ; il convient aussi de surveiller la calcémie.

 

Traitement par radiothérapie iodée : le traitement à l’I131 radioactif ne peut se faire que dans un centre spécialisé, avec hospitalisation de l’animal durant 1 à 4 semaines, et sous certaines conditions à discuter avec votre vétérinaire.

 

Régimes à teneur réduite en iode : récemment sont apparus sur le marché des aliments (croquettes ou pâtées humides) à teneur réduite en iode (Hills y/d). Toutefois, il faut que ce soit la seule et unique source d’aliment du chat ; il faut doser la T4 à 4, 8, et 12 semaines pour contrôler l’efficacité biologique. Il ne faut pas proposer cet aliment si l’animal reçoit un antithyroïdien. Le vétérinaire peut envisager cette solution chez un animal récemment diagnostiqué et sans autre affection métabolique concomitante.

 

 

Conclusion

 

L’hyperthyroïdie est fréquente chez le chat âgé, de diagnostic relativement aisé, même si d’autres pathologies (comme l’insuffisance rénale chronique) peuvent interférer.

 

Un traitement à vie est souvent nécessaire, et bien entendu un suivi régulier de votre animal. Le pronostic à long terme est en général correct, à conditions que d’autres maladies du chat âgé ne viennent pas se surajouter et dégrader le tableau clinique.

 

En cas d’apparition des signes d’alerte, n’hésitez pas à consulter votre praticien qui jugera, d’après l’examen clinique, des examens complémentaires à effectuer.

 

 

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