Clinique vétérinaire des Goëlettes - vétérinaire Saint Gilles-Croix de Vie 85800
Clinique vétérinaire
des Goëlettes

9, rue de Boisvinet, 85800 Saint Gilles-Croix de Vie


Tel : 02.51.55.03.29
lesgoelettes@wanadoo.fr

Horaires d'ouverture :
Du Lundi au Vendredi :
de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00.
Le Samedi :
de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00.

Consultations et chirurgies SUR RENDEZ-VOUS.
Urgences assurées 24H/24H.


Les vétérinaires

Marie-Claude Jeandot-Bordage


Docteur vétérinaire


>> Contacter par mail
Marie-Claude Jeandot-Bordage

Henry de Cara


Docteur vétérinaire


>> Contacter par mail
Henry de Cara

Julien Commun


Docteur vétérinaire


>> Contacter par mail
Julien Commun


Les auxiliaires :

Marie-Hélène Clisson


Auxillaire vétérinaire



Bernadette Geay


Auxillaire vétérinaire



Nadège Joly


Auxillaire vétérinaire



Anita Sorin


Technicienne de surface



Fiche info santé

La grippe équine

La grippe équine est une maladie respiratoire d’origine virale qui peut affecter tous les équidés (chevaux, poneys, ânes...) ainsi que les animaux issus de leurs croisements (mulets). Elle est extrêmement contagieuse : dans un effectif non vacciné, la totalité des animaux peut être contaminée en quelques heures. Toutefois, la mortalité est peu élevée, hormis chez les individus jeunes ou affaiblis. En revanche, la convalescence est toujours longue. Dans la lutte contre la grippe équine, la vaccination est un outil essentiel pour prévenir la maladie, et diminuer les symptômes.

 

Le virus responsable

La grippe équine est due à un virus de type Influenza A, ou plutôt à différents sous-types de virus de cette famille (variations génétiques fréquentes : sous-type équin-1 (H7N7) et équin-2 (H3N8)). Ce virus se transmet directement d’un cheval malade ou en incubation à un animal sain, par l’intermédiaire des sécrétions nasales ou buccales, au cours d’une toux ou d’éternuements. Il existe une possibilité de transmission indirecte, par le matériel de soins (seau, brosses, etc.), par les bottes ou vêtements des soigneurs, ou par les véhicules de transport, même si le virus est très peu résistant dans le milieu extérieur (quelques jours au maximum). La grippe équine est endémique dans toutes les populations équines, et l’on retrouve des foyers dans le monde entier, hormis la Nouvelle-Zélande, et l’Islande.

 

Les symptômes

L’incubation est assez courte, de 2 à 5 jours. Les premiers signes sont une hyperthermie (jusque 41°C), de l’abattement et une baisse de l’appétit. Puis apparaît un écoulement nasal, d’abord clair, puis plus épais et purulent. Des quintes de toux sèche et des éternuements signent l’inflammation des voies respiratoires supérieures, et chez certains animaux, la respiration peut devenir difficile. Parfois, d’autres symptômes non respiratoires peuvent se manifester : conjonctivite, hypertrophie des ganglions sous-mandibulaires, œdème des membres, douleurs musculaires...

Un cheval adulte guérit en général spontanément en 10 à 15 jours. Chez les poulains, les animaux âgés ou débilités, les femelles gestantes, des complications peuvent survenir, essentiellement infectieuses : bronchite, bronchopneumonie...

 

Le diagnostic

Les symptômes et la très forte contagiosité sont assez caractéristiques de la grippe, mais il faut parfois écarter d’autres causes d’affections respiratoires, comme la gourme, les pneumonies bactériennes, les infections à streptocoques, ou les infections liées aux herpèsvirus.

Pour un diagnostic de certitude, le vétérinaire pourra effectuer deux types d’analyses :

Isolement du virus à partir d’un écouvillon nasal, sur un animal en phase aigüe

Recherche d’anticorps produits par l’organisme : en cas de vaccination, il existe déjà des anticorps vaccinaux ; deux dosages réalisés à 15 jours d’intervalle sont donc nécessaires pour vérifier l’évolution du taux.

 

Le traitement

Compte-tenu du caractère viral de la maladie, il n’existe pas de traitement spécifique. Cependant, un traitement symptomatique peut être administré : anti-inflammatoires pour lutter contre la fièvre, éventuels fluidifiants pour éliminer les sécrétions bronchiques, vitamines pour stimuler les défenses de l’organisme, antibiotiques en cas de surinfection bactérienne.

L’animal atteint sera isolé et mis au repos dans un local propre (non poussiéreux) et bien aéré (mais sans courants d’air) pendant au moins 2 à 3 semaines, le temps que les lésions pulmonaires cicatrisent : si la convalescence est insuffisante, des séquelles pulmonaires ou cardiaques (endocardite) peuvent apparaître. On veillera aussi à fournir aux équidés une alimentation suffisamment appétente, pour les inciter à se nourrir.

 

La prévention

La vaccination est l’outil essentiel pour prévenir et réduire les symptômes de la grippe équine. Elle est obligatoire chez tous les équidés qui participent à des rassemblements (courses, compétitions, présentations d’élevage...), pour accéder aux hippodromes, terrains d’entraînement, etc. Elle est très fortement recommandée pour tous les autres.

 

Les protocoles

Poulains : primovaccination vers 4 à 6 mois (dès 2 mois si mère non ou mal vaccinée), par 2 injections à un mois d’intervalle

Rappel 6 mois plus tard

Poulinières : vaccin avant la saillie, rappel 4 à 6 semaines avant le poulinage (pour enrichir le colostrum en anticorps anti-virus grippal)

Animaux régulièrement vaccinés : rappel annuel, voire semestriel pour les animaux à risques (animaux âgés ou malades, yearlings, chevaux à l’entraînement...)

L’immunité apparaît en général 15 jours après la deuxième injection de primovaccination.

Les fabricants de vaccins tiennent compte des mutations régulières du virus, mais la protection vaccinale n’est pas absolue ; en cas de souche vaccinale très différente du virus en circulation, certains animaux pourront présenter des symptômes atténués, et être contaminants pour leurs congénères. Le RESPE (Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine) surveille le virus, sa circulation, ses éventuelles mutations, de façon à adapter la production de vaccins.

 

De mesures complémentaires d’hygiène et de conduite d’élevage sont également indispensables pour limiter la propagation des virus : désinfection des véhicules de transport, du matériel utilisé, hygiène du personnel qui s’occupe des animaux (lavage fréquent des mains), isolement des individus malades...

 

Conclusion : La grippe équine est donc une maladie extrêmement contagieuse pour les équidés, potentiellement très invalidante pour les animaux atteints, qui peut impacter économiquement de façon importante tout ce qui concerne l’élevage et les autres activités équines (courses, compétitions...). D’où l’importance de la prévention, essentiellement par la vaccination des effectifs.

 

Rédigé par : Isabelle Mennecier - Docteur Vétérinaire

07/11/2016